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Journée de la Femme : les femmes s’engagent… plus que les hommes ?

Conscientes de la nécessité d’aider les jeunes à s’insérer dans le monde professionnel, les marraines se défendent de verser dans le caritatif ou même dans le social : c’est avant tout la volonté d’être des « passeurs de métiers », voire des « accoucheurs de vocations » qui les anime, comme le dit joliment Eglantine responsable marketing. Être la « petite lucarne » à travers laquelle un lycéen peut observer et approcher de plus près le monde du travail est l’un des rôles que souhaiterait jouer Emma, avocate, et marraine depuis peu.

« L’idée, c’est de faire prendre conscience à nos filleuls de l’éventail des possibilités qui s’offre à eux ; c’est en quelque sorte élargir leurs horizons », ajoute Gwenaëlle, assistante de direction. Eglantine venue au parrainage après la lecture d’un article dans la presse avait envie de s’engager depuis longtemps. Elle renchérit : « j’ai voulu donner les conseils d’aide à l’orientation dont je n’ai pas eu la chance de bénéficier moi-même, au lycée. »

Les marraines constatent que les lycéens ont une conception très vague des métiers : ils ne sont attirés bien souvent que par les métiers que l’on pourrait qualifier de « sexy » et « glamour ». Pour les marraines, il s’agit de rectifier cette vision approximative et de donner à voir la réalité du monde du travail, dans sa complexité et sa diversité. « Il y a mille façons d’exercer le droit » rappelle Emma. « Aucun métier n’est figé, il faut que nos filleuls trouvent ce qui convient le mieux à leur personnalité ». C’est en somme le désir d’accompagner et de conseiller les lycéens dans la construction de leur projet professionnel qui meut les jeunes actifs.

Mais leur rôle consiste également à « redonner confiance en eux à des jeunes qui ont trop tendance à se dévaloriser », précise Eglantine, responsable marketing. Sans parler d’un « syndrome cité » qu’elles récusent, certaines marraines mettent l’accent sur la difficulté qu’éprouvent les jeunes à communiquer dès lors qu’ils sont confrontés au monde adulte et à l’univers professionnel. Elles évoquent le manque de confiance latent de la plupart de ces jeunes adolescents des cités. « Les jeunes générations ont une vision d’elles-mêmes très pessimiste, et elles n’osent plus rêver » surenchérit Eglantine. Les messages qu’essaient de véhiculer les marraines sont forts et destinés à interpeller et à encourager : « Ne te laisse jamais dire que tu n’es pas capable de le faire. Ça, c’est la clé qui t’ouvrira des portes », exhorte Gwenaëlle. « Tout est bon à prendre ; tu as toujours le droit à l’erreur et aucune expérience, bonne ou mauvaise, ne te fait perdre ton temps, au contraire ! Ça ne peut que t’enrichir ! », ajoute Emma. Enfin, « ne travaille que pour toi-même. Retrousse tes manches et donne-toi les moyens d’obtenir ce que tu veux »

Concrètement, nos professionnelles poussent leurs filleuls à s’informer, à poser des questions, à se documenter. Elles leur font également rencontrer d’autres professionnels qui sont disposés à leur expliquer plus en détail en quoi consiste leur métier : ainsi cette marraine qui introduit son filleul dans le monde de la communication et l’a aidé à entrer en contact et à dialoguer avec des professionnels du secteur.

Enfin, elles leur font découvrir le monde de l’entreprise et les encouragent à faire des stages pour « se frotter » plus concrètement à l’univers professionnel en général. « Même un stage au MacDo est enrichissant. Connaître les rouages du monde du travail, c’est un premier pas vers la vie active. On acquiert de la rigueur et une certaine discipline. Ça ne peut être que bénéfique ».

2 Réponses pour “Journée de la Femme : les femmes s’engagent… plus que les hommes ?”

  1. voidtek dit :

    Excellent l’article !

  2. voidtek dit :

    j’aime vraiment cet article

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