la vie du parrainage

Retour sur la visite à la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration

Dans le cadre de leur dernière rencontre de parrainage d’aide à l’orientation, les élèves de seconde des lycées Louise Michel de Bobigny et Suger de Saint Denis se sont rendus à la Cité Nationale de l’Histoire de l’immigration, Porte Dorée à Paris. L’occasion de clore la première année de parrainage d’aide à l’orientation dédiée à l’ouverture culturelle par une sortie en dehors du lycée et de leur environnement familier. Mais aussi de découvrir la culture en dehors du spectre scolaire et de se  familiariser avec les institutions culturelles, ici le musée. Enfin au travers de cette dernière visite, actenses vise à encourager filleuls et parrains à réitérer ce genre d’expériences durant la période estivale, souvent synonyme de césure pour les binômes.  A cet effet, plusieurs visites et sorties multi biomes seront proposées par actenses durant tout les mois d’été (visite du pavillon de l’eau, visite du Sénat, rencontre d’athlétisme au stade de France, Expo Paris Delhi Bonbay du Centre Georges Pompidou).

Ainsi, les lycéens se sont-ils faits accompagner par deux conférencières de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration. L’aventure commence avec une présentation des différents flux migratoires français de la fin du 19ème siècle à nos jours. 

1891 : les migrations frontalières

1931: le réservoir européen, ou l’appel de main d’œuvre est tel que la France ouvre ses frontières.  Pour la première fois la France compte 7% d’étrangers sur son territoire. Avec l’arrivée de la crise économique, on constate la montée du racisme et de la xénophobie.

1975 : la décolonisation.  Dorénavant, les mouvements entre la France et ses anciennes colonies sont de fait comptabilisés. Pour autant, on constate que les flux migratoires sont principalement issus de Pologne où sévit le régime de Lazare et de l’Espagne encore sous Franco. Les Trente glorieuses nécessitent un apport de main d’œuvre importante qui se traduit par un politique favorable à l’immigration.

Ainsi, les lycéens ont-ils pu constater une vérité historique élémentaire « Pendant la crise, on ferme les frontières et pendant les périodes de croissance on ouvre les frontières ».

1999 : les migrations mondialisées, des échanges sont plus compliqués et plus éloignés. Les flux migratoires s’accélèrent dus à une économie mondialisée, un accès plus facil aux transports, à l’information et à la communication.

Très vite dans une nouvelle salle sont déclinés les statuts d’Emigrés / Immigrés / Réfugiés / Clandestin. L’occasion de faire un état des lieux sur les facteurs et les raisons liées à l’émigration.  La définition du statut de réfugié demandeur d’asile, tout récent en France (créé à la fin de la seconde guerre mondiale et avec lui l’apparition de l’OFPRA) permet entre autre d’appréhender les logiques d’exils et d’immigration. Ainsi apprend-on que 80% des réfugiés restent à proximité de leur pays d’origine. Les conditions d’accueil sont au fil du temps de plus en plus restrictives. Le statut de clandestin, effleuré au travers d’un parcours photographique, est évocateur des illusions et désillusions rencontrées par les différents candidats quelque soit l’issue de  leur histoire. 

La frontière, symbole du flottement entre ici et là bas, la conservation du lien avec le pays d’origine et les voitures cathédrales du port de Marseille illustrent judicieusement ce sentiment d’ici et là-bas. La conservation du lien avec le pays d’origine, le phénomène d’entre-soi, est illustré au travers de la maison russe de Sainte Geneviève des Bois.

Face à l’Etat,  la libre circulation s’étiole au premier recensement de 1851, avec l’apparition du statut de la nationalité. Le débat sur le paradoxe entre le désir d’intégration des immigrés est soulevé face au désir de définir la nationalité. Sont abordés ensuite, les sujet plus classiques liés à la problématique de l’habitat (les bidonvilles, promiscuité, les marchands de sommeil, les foyers de travailleurs, le phénomène de cités au travers des différentes politiques d’immigration), la problématique de la retraite pour les immigrés, le phénomène de double absence.   Enfin, le travail et  les métissages liés à l’immigration dans le patrimoine, artistique, verbal, décoratif, alimentaire, culinaire,… .

En somme la Cité Nationale de l’Histoire de l’immigration aborde l’immigration sur la définition de traits communs à tout un chacun des immigrés en y apportant une dimension affective par des œuvres d’art et des témoignages historiques. Une vision particulière et intéressante qui gagnerait un approfondissement par des témoignages relatifs aux projets d’immigration individuels des personnes. Seul manque,  toute la dimension politique des différentes politiques d’immigration en France, pour rendre à la CNHI tout son sens.

Laissez un commentaire

advert

Envie d'accompagner un jeune dans ses choix d'orientation? Devenez Parrain!

Contactez-nous au 06 69 63 32 33 / Contact

Témoignage de Catherine, marraine au lycée Jean Zay d’Aulnay-sous-Bois

Suivez actenses partout