la vie du parrainage

Première rencontre entre ma filleule et une avocate pénaliste

métiers du droit

Jeudi 29 avril, première rencontre prévue entre une professionnelle du droit, avocate pénaliste, et ma filleule, Dina, élève de seconde au Lycée Jean Renoir de Bondy. Ma filleule m’avait précisé dès la première rencontre qu’elle voulait être avocate et précisément pénaliste. Je ne sais pas ce qui motive réellement son choix et comme il est difficile d’en savoir beaucoup plus à un stade de sa vie où elle est un peu loin du monde professionnel et qu’en plus elle ne connait pas pour ainsi dire, le mieux était effectivement de créer une rencontre avec la "future elle". Ce que je lui ai proposée dès notre première rencontre….

Avocat pénaliste? Je n’en connais pas, je connais vaguement quelques juristes d’entreprise ou avocats d’affaires mais là je partais assez mal. Alors j’ai demandé à l’équipe d’actenses et Anne Sophie m’a donné le contact d’une avocate qui avait  été recommandée par une autre marraine du programme. Chouette, quelqu’un qui du coup connait déjà plus ou moins l’initiative et qui accepte d’avance d’accorder de son temps à une jeune lycéenne !!

Pour bien préparer ce rendez vous, j’avais demandé à Dina de lister une série de questions à poser à l’avocate. Cette étape m’a semblé nécessaire voire indispensable, car je pense qu’il faut tout faire en tant que parrain pour que son filleul s’implique activement dans le parrainage. Alors facile à dire, il se trouve que ma filleule a l’air plutôt sérieuse, ce n’est pas forcément évident avec chaque lycéen…

Le rendez vous est donc fixé dans le cabinet de notre avocate, Boulevard Malesherbes, dans Paris. Nous nous sommes retrouvées avec Dina à la station de Noisy le Sec vers 16h (où elle habite) car ses parents ne souhaitaient pas la laisser se balader toute seule jusqu’à Paris, ce qui peut constituer une contrainte si on a peu de temps, il se trouve que j’avais du temps mais ce n’est pas forcément le cas de tous les parrains. De plus l’avocate avait mentionné que le samedi n’était pas un bon jour pour la rencontrer. Bref, heureusement pour nous, le 29 avril (jour de semaine) tombait en pleines vacances scolaires.

Dina avait bien pris soin de préparer une petite pochette avec son autorisation parentale signée ainsi qu’une copie double remplie de questions. J’étais déjà ravie. Arrivées au rendez vous, je situe rapidement actenses et le programme de parrainage puis laisse la parole à Dina. Très consciencieuse, celle-ci commence par se présenter puis enchaîne ses questions de manière assez ordonnée. D’abord "quelles études avez vous fait ?", "est ce que ces études durent longtemps, sont elles difficiles?", "quelle est votre journée type?" etc.

Voyant que l’avocate parlait assez vite sans "décodeur" et entrait souvent dans des détails un peu complexes à comprendre de prime abord, je me permettais régulièrement d’intervenir pour faire préciser certains points du genre "Si on rate l’examen du barreau, que peut on faire? Qu’est ce exactement qu’une comparution immédiate? Pouvez vous refuser des clients? Qu’est ce qu’un avocat commis d’office? Etc.etc.

C’est là que j’ai pris conscience du rôle du parrain. Même si je ne suis absolument pas une professionnelle du droit pénal, il y a une série de notions que je maîtrise contrairement à ma filleule, ce qui me permet de pouvoir réellement jouer l’intermédiaire et faire passer des infos que d’elle même elle n’aurait probablement pas su demander ou faire préciser. Et j’ai appris des choses aussi. Par exemple que pour être procureur ou juge on passait un concours pour intégrer l’ENM alors que pour être avocat on passait un examen et non un concours. Qu’on pouvait suivre la formation Science Po même si la filière la plus classique est la fac de droit (en l’occurrence notre interlocutrice avait fait Nanterre puis Assas).

En sortant du rendez-vous Dina m’a confié avoir été un peu perdue dans les notions, mots et concepts abordés qui, évidemment, lui sont très lointains pour le moment. Alors dans le RER du retour (oui je devais la ramener à Noisy le Sec!) nous avons listé ensemble les mots qu’elles n’avait pas bien compris et je lui ai recommandé de regarder sur internet, entre autre sur Wikipédia, qu’elle connaissait. Depuis j’ai regardé un peu moi même ce que je pouvais trouver comme info supplémentaire pour l’aider dans ses recherches et je suis tombée sur > un site assez bien fait qui explique la justice aux adolescents

J’espère qu’elle utilisera toutes ces infos évidemment, mais je suis consciente que l’accompagnement d’un lycéen est un travail de longue haleine qui nécessite de la patience et un certain "détachement" pour ne pas prendre trop au sérieux les manques de réactivité de la part du lycéen. Quoiqu’il arrive, tout ce que je lui dis et tout ce que je lui apporte maintenant et apporterai les 3 prochaines années ne sera jamais inutile, bien au contraire. C’est un peu le principe de donner en sachant moyennement si c’est payant ou pas, mais il faut le faire en partant du principe que ça paiera d’une manière ou d’une autre que ce soit dès la semaine prochaine ou dans 4 ans… Peu importe finalement.

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