la vie du parrainage

“Parrains et filleuls à l’eau!”

Samedi 14 mai, parrains et filleuls avaient rendez-vous au Pavillon de l’eau pour assister à une visite guidée. Au delà de tisser la relation parrain / filleul, cette sortie a permis de sensibiliser les binômes à l’environnement, l’utilisation de l’eau, l’impact environnemental et écologique. L’urbanisation de Paris et les métiers de l’eau ont également été abordées. Voici le retour sur la découverte de l’histoire de l’eau à Paris et de l’exposition ‘Eau, art, design’.

Notre guide, M. Lamberdière, a commencé la visite par la période du Moyen-âge. A cette époque, des congrégations de la rive droite ont lancé la construction d’aqueducs et de fontaines, pour leurs propres usages. A la fin du XIIe siècle, deux nouveaux aqueducs dits des « Sources du Nord » furent construits : l’aqueduc du Pré-Saint-Gervais et l’aqueduc de Belleville. Plus tard, sous la pression royale, ces adductions ont alimenté plusieurs fontaines publiques. Paris en comptait alors 18, dont une seule sur la rive gauche.

Cependant, la capitale restait pauvre en eau et le ravitaillement demeurait étroitement tributaire des puits et du fleuve. C’est ainsi qu’est apparu une corporation de porteurs d’eau jusqu’au début du XXe siècle, qui approvisionnait les maisons en eau de Seine ou depuis les rares fontaines.

Malgré tout, en l’absence de système d’assainissement, l’insalubrité s’est installée dans la capitale. La Seine était polluée par les nombreuses activités qui se développaient sur ses bords, et notamment les boucheries, poissonneries, tanneries ou mégisseries. Très vite, il a fallu ouvrir des fossés à ciel ouvert pour évacuer les eaux usées : ce sont les premiers égouts. En cette fin de XIXe siècle, Paris devient ville d’eau. Aux fontaines à boire s’ajoutent les fontaines décoratives et les lacs.

Durant la période Gallo-romaine en France, parrains et filleuls ont appris que la collectivité a dû s’équiper d’une infrastructure permettant d’acheminer l’eau depuis des points de captage situés en dehors de la ville. C’est au Ier siècle, grâce au savoir hydraulique des romains, qu’un grand aqueduc fut mis en chantier et que de nombreux puits furent creusés sur la montagne Sainte-Geneviève. En effet, les romains attachaient une grande importance à tout ce qui concernait l’utilisation de l’eau et ne reculèrent devant aucune difficulté matérielle pour se procurer celle-ci à profusion. L’eau, bien public, devenait désormais l’un des principaux agréments de la ville.

C’est au cours des Ier et IIe siècles que les Gallo-Romains construisirent l’aqueduc de Lutèce, premier système d’alimentation de ce qui deviendra Paris. Celui-ci transportait, par un système gravitaire, l’eau des sources de Rungis et de Wissous pour alimenter les fontaines publiques et les thermes publics de Lutèce.
A cette époque, le réseau d’égout étant assez faiblement développé, les eaux usées étaient rejetées dans les champs ou dans les ruelles en terre battue, puis s’infiltraient dans les terrains avoisinants jusqu’à atteindre la Seine. Les terres jouaient ainsi un rôle de filtre naturel, la faiblesse de la population limitant encore la pollution.

Aujourd’hui, la régie municipale Eau de Paris est l’opérateur public unique de l’eau à Paris. Il est responsable de la production de l’eau, de sa distribution et de sa facturation dans la capitale. Eau de Paris gère l’ensemble du circuit de l’eau, depuis le captage dans les régions les plus éloignées, jusqu’à l’arrivée au robinet des consommateurs. Elle est garante de la qualité de l’eau et des pressions.

Par le biais de photos, de cartes, et d’outils pédagogiques, le guide a ainsi présenté le cycle de l’eau à Paris, en nous détaillant ses spécificités : à savoir la production, la distribution et l’assainissement de l’eau dans la Capitale.

L’assainissement de l’eau
Du captage au robinet, l’eau est traitée dix fois. Il existe deux systèmes de traitement de l’eau :
– la filière longue qui dure entre 12h et 24h
– la filière rapide qui met entre 1h et 3h

Les usines de traitement de l’eau pour Paris sont au nombre de deux et se situent à Joinville-sur-Marne et à Orly.

Parcours d’une goutte d’eau
Voici le parcours effectué par l’eau du captage au robinet :
Zone de déguillage => zone de dégrossissage => pré-filtration => filtration biologique => ozonation => filtration

Distribution de l’eau
Il existe deux réseaux d’eau:
– le réseau Potable
– et le réseau non potable utilisé pour le chauffage

Paris possède six réservoirs d’eau : Montsouris, Saint Cloud(qui est le plu grand réservoir), Les Lilas, Ménilmontant, Belleville et Montmartre qui permettent une autonomie de 2 jours.

Les participants ont été surpris d’apprendre qu’en moyenne, une personne utilise 120 à 125 litres d’eau par jour d’eau potable pour boire, l’hygiène et la lessive. Ces données sont plus importantes en province et en banlieue en raison de la présence de jardins et de piscines dans les lieux d’habitation. Ces numéros sont comparables aux populations Québécoises trouver dans l’étude effectuer par HVAC Gatineau au Québec, donc nous sommes dans la moyenne.

De plus, avec ses deux millions d’habitants, il est évalué à 550 000 mètres cube d’eau par an, la consommation d’eau à Paris intra-muros. Ce qui représente 1,5 fois le volume de la Tour Montparnasse par jour. A chaque ouverture du robinet, il faut savoir que 20 à 30% d’eau qui sort du robinet est perdue.

Dans un second temps, parrains et filleuls ont découvert l’exposition ‘Eau, art, design’.
L’exposition, organisée selon trois thèmes : eau domestique, eau à boire, eau et hygiène, présente des objets à l’état de concepts, des prototypes ou des objets innovants commercialisés mais encore peu connus du public.
Point commun entre ces objets ? Ils concourent tous à faire adopter un comportement soutenable pour l’environnement au quotidien, soit en permettant de réduire les quantités d’eau utilisées, soit en évitant que la consommation d’eau ne soit source de pollution.

Cette visite au sein du Pavillon de l’eau, bien qu’assez technique, était intéressante dans la mesure où elle a interpellé et incité parrains et filleuls à s’interroger sur leur propre rapport à l’eau.

Actenses remercie le Pavillon de l’eau pour son accueil et son professionnalisme.

Pour retrouver toute l’actualité du Pavillon de l’eau, ses expositions :
http://www.eaudeparis.fr/pavillon/

Rappel important sur les inscriptions aux sorties multi binômes que nous vous proposons :

Nous avons constaté un grand nombre d’annulation lors des dernières sorties multi binômes organisées. De plus,  certains parrains et filleuls ne préviennent pas ou annulent le jour même lorsque nous les appelons une fois devant le lieu du rendez-vous. Ces désagréments sont gênants pour les relations que nous entretenons avec nos partenaires et aussi pour le bon déroulement de ces sorties.

L’inscription à une sortie multi binôme est un accord commun entre le parrain et son filleul, qui se sont consultés au préalable. Aussi, est-il important de rappeler qu’une fois inscrit, un engagement est pris pour assister à la rencontre. Nous pensons que l’organisation de ces sorties est favorable au dispositif de parrainage et nous aimerions pouvoir continuer à les organiser dans les meilleurs conditions. Actenses compte sur vous !

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