la vie du parrainage

Rencontre avec des professionnels de la santé

Mardi 15 mars 2011, actenses organisait en partenariat avec la Cité des Métiers, une conférence-débat sur les métiers de la santé. Cinq professionnels ont répondu présents : Naima Barry (Chef de Projet Santé), Stéphanie Vouillon (Ergothérapeute), Chantal Guedeney (Auxiliaire de Puériculture), Nella Maison (Cadre infirmier) et Pierre-Yves Devys (Médecin retraité, membre du Conseil Régional de l’Ordre des Médecins). 

Chaque professionnel a présenté son métier sous différents angles (parcours professionnel individuel, quotidien, études, viviers d’emplois), afin d’éclairer l’auditoire, composé principalement de parrains et de filleuls mais aussi de demandeurs d’emploi, sur ces secteurs.Tous avaient une expérience et un recul considérable de leur métier et cela a permis à l’auditoire d’échanger activement avec ces derniers.

 
Nella Maison (Cadre infirmier) a mis l’accent sur le rôle de l’infirmier/e en tant que personne-clé vecteur de la promotion de la santé et de la prévention de la maladie, et ceci en plus des soins dispensés aux personnes malades ou handicapées. En ce qui concerne les études, il faut être titulaire du Bac, réussir le concours d’entrée à l’IFSI (Institut de Soins Infirmiers) pour des études de 3 ans composées de cours théoriques et de stages. La formation est aussi en pleine évolution et l’obtention du Diplôme d’Etat d’Infirmier en 2012 équivaudra à la validation d’une Licence. Dans ce secteur, les viviers d’emploi sont diversifiés (hôpitaux, cliniques, centres de soins, de suite et de rééducation, soins à domicile, éducation nationale, industrie pharmaceutique…) et les besoins en personnel infirmier sont en constante augmentation.

Chantal Guedeney (Auxiliaire de Puériculture) nous a présenté son parcours professionnel. Le statut d’Auxiliaire peut être quelque peu difficile, les possibilités d’évolution de carrière sont minimes et les passerelles vers d’autres secteurs ou métiers très limitées. Le rôle des auxiliaires est aussi devenu plus pédagogique et les soins ne sont plus prioritaires.

Stéphanie Vouillon (Ergothérapeute) nous a présenté son métier. Mal connus, les ergothérapeutes ne sont que 5370 en France et pourtant leur travail permet d’améliorer le quotidien des personnes touchées par un handicap.
L’ergothérapie est en fait la thérapie par l’activité : par exemple lorsqu’une personne perd l’usage de son bras lors d’un accident de voiture, les ergothérapeutes effectuent un travail minutieux afin de pouvoir permettre à cette personne d’effectuer les gestes du quotidien ou bien de réapprendre ces gestes qui permettent d’améliorer le quotidien. L’ergothérapie sollicite les fonctions déficitaires et les capacités résiduelles des personnes traitées pour leur permettre de maintenir, récupérer ou acquérir la meilleure autonomie individuelle possible.

L’accès au métier d’ergothérapeute se fait par concours. Les écoles sont pour la grande majorité privées et coutent en moyenne 3500 euros par an. Le travail peut s’effectuer dans le domaine gériatrique (de plus en plus développé), en réadaptation et rééducation, avec les enfants ou encore en psychiatrie. Les ergothérapeutes peuvent exercer en libéral ou dans les institutions.

Naima Barry (Chef de Projet Santé) est en charge de l’accompagnement des offres de soins des professionnels et des structures de santé de proximité (centres de santé, réseaux de santé, HAD, pôles de santé, maisons de santé)  par un financement adéquat.
Pour accéder à ce poste, il faut être titulaire d’un Master : 4 Masters préparent à ce poste (Pilotage des politiques et actions en santé publique, Management des Etablissements de Santé, Management des organisations du secteur sanitaire et social, Économie de la santé et des politiques sociales).
Le quotidien de Naima est ponctué de beaucoup de réunions avec les différents acteurs du domaine de la santé. Elle effectue aussi l’analyse et l’évaluation des politiques publiques, et s’occupe de la gestion budgétaire…
Les viviers d’emploi sont divers : on peut travailler en tant que Responsable des pôles sociaux, de planification et de santé publique ; Coordonnateurs d’audit et d’évaluation des politiques et programmes auprès des agences, des organismes de sécurité, des mutuelles ou des associations privés gestionnaires de services ; Cadres des établissements de santé ; ou encore Chargé de mission auprès des administrations centrales et régionales.
 

Pierre-Yves Devys (Médecin retraité) a, quant à lui, présenté les études pour accéder au métier de médecin. La réforme de la L1 santé permet d’intégrer les études dans le système LMD afin d’empêcher le choix par défaut, prévenir l’échec qui s’élève à 85% en 1ère année en offrant des passerelles, éviter les orientations définitives, permettre l’acquisition d’une culture de santé commune. Le pilier de cette réforme est la création d’une année d’étude commune aux études de santé pour 4 filières (médecin, odontologie, pharmacie, sage-femme).
En ce qui concerne la réorientation, à partir de 2012/2013, les étudiants pourront d’abord se réorienter à l’issue du premier semestre (à leur demande) ou de la première année. Pour les étudiants venant d’autres cursus (scientifiques, mais aussi littéraires ou Grandes écoles), de nouvelles passerelles d’accès en deuxième année ou en troisième année seront mises en place pour chacune des quatre filières. Pour les étudiants souhaitant quitter les cursus santé après avoir fait deux ans dans une des quatre filières, des passerelles "sortantes" seront également développées.

La relation médecin-patient étant marquée par la confiance, l’un des points importants à retenir pour tout futur médecin est le secret médical. Celui-ci couvre tout ce qui a été confié au médecin, ce qu’il a vu, entendu ou compris : il sert de base à l’examen clinique. Ce secret professionnel s’impose à tout médecin dans les conditions établies par la loi. Enfin, le médecin peut exercer en tant que libéral ou salarié, sachant que de plus en plus de médecins préfèrent exercer en tant que salariés.

Actenses remercie les intervenants pour la qualité de leur intervention. La prochaine rencontre sectorielle aura lieu en mai et portera sur les métiers de l’humanitaire.

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