la vie du parrainage

Actenses, France Bénévolat et Unis-Cité s’associent dans le cadre de l’Année européenne du bénévolat et du volontariat

Dans le cadre de l’Année européenne du bénévolat et du volontariat, les associations France Bénévolat et Unis-Cité se sont rendues  au lycée Léopold Sédar Senghor de Magnanville (78) afin de présenter ces deux formes d’engagement.

Les parrains et filleuls présents ont donc bénéficié d’une  sensibilisation au volontariat par Camille Varieras d’Unis-Cité ainsi qu’une présentation du  bénévolat par Daniel Lesort de France Bénévolat.

L’association Unis-Cité, qui accueille les volontaires souhaitant s’engager dans le service civique, a été créée en 1994 par 3 étudiantes. Ces dernières étaient parties du constat qu’à l’époque il n’y avait pas de réelle structure permettant aux jeunes de s’engager dans des actions de service civique. Elles se sont donc inspirées de l’association américaine City Year, comme l’avait aussi fait l’ancien président Bill Clinton pour lancer le Service civique Américain.

En 2010, Unis-Cité comptait 1 500 volontaires en France. Ces derniers ont entre 18 et 25 ans ; les missions de volontariat dure 6 ou 9 mois mais le volontaire ne peut pas choisir le domaine spécifique dans lequel il souhaite intervenir. Aucune condition de diplômes ou de compétences n’est requise et le recrutement se fait sur la motivation du volontaire ainsi que sur la diversité : en effet,  Unis-Cité se donne pour principe de recruter des profils différents, des personnes qui en règle générale n’auraient jamais travaillé ensemble.  Le service civique a été promulgué par une loi de mars 2010 afin de permettre aux 16/25 ans de s’engager pendant 6 à 12 mois. En 2009, la France comptait 3000 volontaires ; en 2010, 10 000 volontaires et d’ici à 5 ans, elle devrait compter 75 000 volontaires donc 1 jeune sur 10 devrait faire son service civique d’ici 2015.

Le volontariat bénéficie d’un encadrement spécifique. C’est dans cette optique qu’en mai 2010 a été créée l’Agence du Service Civique présidée par Martin Hirsh (www.service-civique.gouv.fr).  Le volontariat, qui doit correspondre à 24h minimum par semaine, donne droit à une indemnité de 440 euros par mois versée par l’Etat, à laquelle vient s’ajouter 100 euros par mois de l’association qui accueille le volontaire et aussi dans certains cas 100 euros de plus par mois en fonction de critères sociaux.  Il donne aussi droit à la sécurité sociale et permet de cotiser à la retraite. L’Agence du Service Civique est donc en charge de veiller au bon déroulement des missions de volontariat.

Les jeunes s’engagent pour différentes raisons : certains souhaitent faire une pause dans leurs études, pour une réorientation, pour se faire un réseau, pour acquérir une compétence particulière ou juste pour se sentir utile.  Et l’Agence du Service Civique leur permet de choisir leur domaine d’intervention.

L’intervention d’Unis-Cité s’est terminée sur le visionnage d’une vidéo présentant leur action de manière plus concrète.

Après Unis-Cité, Mr Daniel Lesort de France Bénévolat a présenté l’action bénévole aux parrains et filleuls. France Bénévolat est une association dont le but des de promouvoir le bénévolat associatif, accompagner les associations dans le domaine du bénévolat et mettre en relation bénévoles et associations.

Mr Lesort a débuté son intervention par le visionnage d’une vidéo d’une vingtaine de minutes présentant des jeunes étudiants ou chercheurs d’emploi engagés dans des actions bénévoles. Ces jeunes exprimaient les raisons pour lesquelles ils avaient choisi le bénévolat (en grande parti, pour se sentir utile) et aussi les difficultés auxquelles ils pouvaient faire face (comme le jugement des autres, ou le manque de confiance accordé lorsque par exemple un jeune crée une association et demande des fonds afin de développer son projet).  

Suite à cette vidéo, Mr Lesort a posé cette question : « êtes-vous content du monde dans lequel vous vivez ? ». La réponse générale fut négative, excepté pour un parrain qui s’estimait plutôt satisfait du monde dans lequel il vivait mais ceci plus au regard de sa situation personnelle par rapport à d’autres personnes ayant eu moins de chance dans la vie. En posant cette question, Mr Lesort a voulu insister sur l’idée de « bonne action » que l’on accomplie gratuitement afin d’améliorer/de changer le quotidien d’une autre personne, le monde dans lequel nous vivons.

Mr Lesort s’est aussi attaché au fait qu’il est difficile de trouver des gens qui acceptent de s’engager. En effet, derrière le bénévolat, il y a une forme d’engagement qui induit certaines responsabilités.  En France, 27% des moins de 35 ans et des plus de 15 ans sont engagés dans une activité à caractère associatif ou bénévole.

Parmi les parrains et filleuls présents, la plupart ont été au moins une fois engagés dans une action bénévole. Ceci a soulevé un questionnement intéressant sur ce que chacun considérait comme étant une action bénévole et les avis n’étaient pas toujours les mêmes !

Le questionnaire distribué par actenses suite à cette intervention au lycée Léopold Sédar Senghor mais aussi dans les neuf autres lycées avec lesquels actenses travaille,  permettra d’éclaircir les connaissances et réflexions des élèves et des parrains sur le volontariat et le bénévolat.

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